Jérusalem: Donald Trump a ouvert «les portes de l’enfer»

De la Palestine à Israël, de nombreux pays ont réagi à la décision du Président américain de reconnaître la ville sainte de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu.

Les réactions de la communauté internationale, à savoir de la Palestine, de la Turquie, de la Russie, de la France, sont tombées en cascade après que Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.Alors que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué un «jour historique», la Turquie a jugé cette décision «irresponsable».

«Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU», a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

Pour le Président palestinien Mahmoud Abbas, les États-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens.

«Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies», a dit M. Abbas à la télévision palestinienne.

L’Iran a prévenu que la décision de Trump provoquera une «nouvelle Intifada».

D’après Leonid Sloutsky, le chef du Comité des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), la démarche de Trump pourrait de nouveau «faire exploser» la situation dans la zone du conflit entre la Palestine et Israël.Selon Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Union européenne est très préoccupée par les conséquences de la décision du Président américain.

Lire aussi :  Premiers heurts entre Palestiniens et Israéliens depuis l’annonce de Trump sur Jérusalem

Quant à Emmanuel Macron, il a qualifié cette annonce de «regrettable» et appelé à «éviter à tout prix les violences». L’Allemagne ne soutient pas non plus la décision de Trump, tandis que Theresa May a demandé aux États-Unis de présenter un plan détaillé visant à régler la situation au Moyen-Orient.

Dans la bande de Gaza, le Hamas a déclaré que le Président des États-Unis avait ouvert «les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région».

En 1995, le Congrès américain a adopté une loi prévoyant le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Mais à cause du statut contesté de cette ville et de l’importance de cette question pour les pays arabo-musulmans, tous les Présidents américains signaient tous les six mois une dérogation à cette loi.

commentaires

laissez un commentaire