Etat Profond vs Donald « Nixon » Trump : la semaine de tous les dangers

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Nous l’avons dit moult fois : les républicains sont l’ennemi réel de Trump, pas les démocrates. Ceux sont eux qui, appuyés par les espions, la police et les médias, ont nourri les démocrates de la thèse de la trahison russe du candidat puis président Trump. Une thèse dont la culmination vise son impeachment ou sa révocation pour incapacité psychologique ou, mieux encore, une inculpation sur mesure.

Le plan de la tribu McCain/Bush/Romney/Kristol/Kagan est simple : une fois la (très importante) réforme fiscale passée, et son texte signé par le président, les républicains n’auront plus besoin de lui. La machine Mueller mettra le turbo, Trump sera forcé à la démission ou se fera encabaner, bref, le « coup d’État légal » lancé par l’ancien patron du FBI (James Comey) aura accompli son objectif : permettre la conquête définitive de tout l’hémisphère nord par l’État profond américain… avant les Sino-Indo-Russes.

Le Sénat vient donc de voter son texte sur la réforme fiscale, qui va ensuite fusionner avec celui de la Chambre (déjà voté), pour que le tout passe à la signature du président, lequel dira que c’est une grande victoire, à l’aune de la flambée des indices boursiers américains, du taux d’optimisme des entrepreneurs, d’une baisse importante du taux de chômage, d’un nombre record des embauches et, surtout déjà, d’un taux de croissance annualisé de plus de 3,3 % (qui rattrape ainsi la moyenne de la période 1947-2017).

Il est donc hors de question que Trump s’attribue le mérite de tels succès, pour ensuite placer sa fille Ivanka à sa succession en 2020, lui-même reconvertissant alors ses 63 millions d’électeurs en cible captive de la chaîne de télévision qu’il veut monter afin de prendre le contrôle de l’opinion (sur ce sujet, voir les articles de l’Observatoire du journalisme). D’autant que son ministère de la Justice est en train de prendre CNN en tenaille, en instaurant une procédure judiciaire afin de bloquer la fusion AT&T/Time Warner. Pourquoi? Pour pousser les deux parties à vendre CNN

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Ainsi, depuis un an, Trump représente un danger existentiel pour les médias et l’establishment, soutenu ou poussé par Steve Bannon (le patron de Breitbart). Bannon, en effet, travaille sur un projet d’élimination ou de soumission des républicains « mous » du Congrès, leur préparant l’organisation de primaires parlementaires sans merci. D’où l’effort constant de Trump de chauffer à blanc sa « minorité de blocage » (ses électeurs) sur les thèmes migratoires, religieux, militaires.

Trump/Bannon en sont réduit à se concentrer sur deux tactiques : changer le personnel politique lors des partielles de 2018, et surtout être en mesure de déclencher une colère-révolte populaire massive en cas de déclenchement par le pouvoir de l’éviction de Trump. Un difficile pari…

Le PDG de Newsmax et ami de Trump l’a dit ce dimanche sur la chaîne ABC : « Robert Mueller représente une menace existentielle pour la présidence Trump […] Il a déjà inculpé deux personnes et procédé à deux marchandages judiciaires, et ce, à la vitesse de la lumière […] Ce n’est pas un groupe [l’équipe Mueller] de gentilles personnes […] Il est clair que cette équipe a été montée dans un seul but : avoir la peau du président. »

La règle du jeu semble claire : les républicains tentent de rouler Trump dans la farine. Trump met de l’huile sur le feu. C’est à qui finira le premier en beignet.

http://www.bvoltaire.com/trump-semaine-de-dangers/?mc_cid=1632529bb1&mc_eid=b338f8bb5e

Autant dire que les questions fiscales, donc budgétaires, relèvent de la billevesée, puisque 85 % du budget est considéré par l’establishment comme immuable. La classe politique, achetant ainsi ses votes et ses donateurs, sert conjointement Dieu et le Diable en endettant le pays. On ne peut, en effet, alimenter des programmes sociaux détournés de leurs buts et mal gérés tout en finançant le complexe militaro-industriel qui, tel Moloch, avale à lui tout seul un budget militaire équivalent à celui de tous les autres pays de la planète.

Obama avait engendré autant de dette à lui tout seul que les quarante-trois présidents américains qui l’avaient précédé. Élu, Trump partait du principe que la dette, qui asphyxie la souveraineté, représentait le plus grand risque pour la sécurité nationale des États-Unis, les plaçant sous la dépendance de la Chine ou du Moyen-Orient.

Il va de soi que le coup d’État rampant auquel Trump fait face a gelé la situation. La réforme avortée d’Obamacare devait libérer 1.400 milliards sur dix ans, afin de financer le « coût » des baisses d’impôts. Ces mêmes 1.400 milliards qui représentent le déficit programmé du récent plan fiscal de la Chambre des représentants. Laquelle, en l’absence de cette réserve, a simplement déshabillé Pierre pour habiller Paul. Si les impôts nets sur les entreprises baissent, comme ceux des particuliers, et si les droits de succession diminuent sensiblement (leur abolition est prévue pour 2023), les contribuables ne pourront plus déduire leurs impôts locaux de leur déclaration fédérale. Autrement dit, le contribuable « classe moyenne » y gagnera dans les États et villes à faible charge fiscale, mais il y perdra les États fiscalement assommants (Californie, New Jersey, New York, etc.). Des États qui votent démocrate…

Il s’agit donc d’un budget partisan, machiavélique, loin du rêve bipartisan initial de Trump. Un budget qui protège Wall Street d’abord, les PME ensuite, et les classes moyennes peut-être (leurs déductions fiscales sont temporaires, tandis que celles de Wall Street et des entreprises sont permanentes). Un budget Goldman Sachs, en somme.

http://www.bvoltaire.fr/reforme-fiscale-americaine-trump-avance-dun-cran-temporairement/

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