Le Dow Jones avait atteint 14.000 pts juste avant le Krach de 2007. Aujourd’hui, il culmine à plus de 24.000 pts !

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La valorisation actuelle des marchés financiers est devenue totalement absurde.

Tout récemment, un de mes amis m’a rappelé que le Dow Jones avait atteint 14.000 points juste avant le Krach boursier de 2007, et que les marchés actions étaient complètement surévalués à cette période là. Par la suite, le Dow Jones s’était effondré allant même jusqu’à franchir à la baisse le seuil des 7.000 points avant de finir par rebondir. Aujourd’hui, grâce au rallye haussier de cette semaine, le Dow Jones culmine à plus de 24.000 points. Lorsque l’on regarde le graphique du Dow Jones, on est tenté de penser que l’Amérique vit le plus grand boom économique de toute son histoire, mais malheureusement l’économie américaine n’a progressé annuellement que de seulement 1,33% en moyenne au cours des 10 dernières années. Dans l’hsistoire, à chaque fois que l’on a connu une aussi « GIGANTESQUE BULLE BOURSIÈRE », elle a toujours fini par éclater, et celle-ci ne fera pas exception.

Et même si le Dow Jones a connu une belle hausse mercredi dernier, le Nasdaq avait quant à lui connu un fort recul. En fait, presque toutes les grosses valeurs technologiques étaient en baisse ce jour là. Ce qui suit provient de CNN

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu plus de 1% entraînant dans son sillage, Alphabet (-2,4%), dont Google est une filiale, Amazon (-2,71%), Apple (-2,1%), Facebook (-4%).

D’autres valeurs très appréciées ont subi de fortes baisses telles que Nvidia (-6,78%), Paypal (-5,84%), Electonic Arts (-3,64%) et ainsi qu’Activision Blizzard (-6%).

Toutes ces valeurs font partie des actions qui ont eu le vent en poupe sur les marchés financiers tout au long de l’année 2017.

Beaucoup de gens pensent que les marchés sont sur le point de baisser fortement. Tout ce qui monte finit un jour ou l’autre par baisser, et même Goldman Sachs avertit qu’un « marché baissier » se profile

Le marché haussier prolongé des actions, des obligations et du crédit ont poussé les valorisations des actifs à leur plus haut depuis 1900, une situation qui finira tôt ou tard par se traduire par des pertes douloureuses pour les investisseurs, d’après Goldman Sachs.

« Rares sont les périodes durant lesquelles les actions, les obligations et le crédit ont été simultanément chers, les seules exceptions étant les années 20 et les années 50 », ont écrit des stratégistes de Goldman Sachs, dont Christian Mueller-Glissman. « Chaque bonne chose a une fin, et tôt ou tard il y aura un marché baissier », ont-ils déclaré.

Alors que les banques centrales réduisent leurs assouplissements quantitatifs, poussant ainsi les investisseurs vers les obligations à longue échéance, les rendements devraient à moyen terme « baisser parmi toutes les classes d’actifs », selon les analystes de la banque. Un autre scénario, moins probable, serait un krach. Les actions et les obligations seraient frappées, les dégâts pour chaque classe d’actifs étant dictés par le scénario, à savoir soit une récession, soit une croissance qui consacrerait l’accélération de l’inflation.

Tout le monde sait que cette folie boursière actuelle ne pourra pas durer éternellement.

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Aujourd’hui, il y a un débat entre ceux qui sont convaincus que les marchés vont s’effondrer violemment et ceux qui pensent qu’on pourrait assister à « un atterrissage en douceur ».

Je préférerais avoir un « atterrissage en douceur », mais ceux qui suivent mes publications depuis longtemps savent que je ne crois pas que cela se produira. D’ailleurs, plus les jours passent, et plus on entend d’importants experts financiers arriver à la même conclusion. En voici un récent exemple

Joe Davis, économiste en chef chez Vanguard, a déclaré que les investisseurs devaient se préparer à un retournement significatif du marché boursier, qui a maintenant 70% de chances de s’effondrer. Ce pourcentage n’a jamais été aussi élevé depuis ces 60 dernières années.

Joe Davis a ajouté: « Il est déraisonnable de s’attendre à une progression des rendements, alors qu’ils dépassent déjà nos prévisions haussières de 2010 ».

Dans l’histoire, toutes les bulles boursières ont fini par éclater entraînant de facto un Krach boursier, et nous vivons actuellement la dernière phase de l’une des plus grandes bulles boursières de tous les temps. Il y a énormément de signaux d’alerte qui clignotent en même temps en ce moment, mais l’un de mes préférés est la dette sur marge. Le commentaire et le graphique qui suivent ont été récemment publiés sur le site de Wolf Richter

Ce graphique montre à la fois la dette sur marge (ligne rouge, échelle gauche) et le S&P 500 (ligne bleue, échelle de droite), ajusté de l’inflation pour régler les effets liés à la baisse du dollar au cours des dernières décennies (graphique provenant du site Advisor Perspectives ):Avec une dette sur marge aussi énorme, il est facile de comprendre pourquoi les marchés actions ont connu une telle accélération à la hausse. Les marchés ont tiré parti des injections de liquidités qui ont été récemment créées par le prêteur. Ce n’est pas de l’argent qui passe d’un actif à un autre. Or, plus la dette sur marge est importante, et plus le sell-off (vente massive d’actions) sera important. Avec un tel effet de levier, la moindre baisse pourrait entraîner un effondrement des marchés actions.

N’oubliez jamais que les marchés actions ont tendance à baisser beaucoup plus vite qu’ils ne montent, et j’ai le sentiment que lorsque ce marché va s’effondrer, ce sera extrêmement rapide.

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La seule raison pour laquelle les marchés actions atteignent de tels sommets, c’est uniquement dû à l’intervention sans précédent des principales banques centrales de la planète. Elles ont créé des milliers de milliards de dollars à partir de rien et ont injecté ces fonds directement sur les marchés financiers, ce qui n’a eu pour conséquence que de faire gonfler artificiellement les prix des actifs.

Mais maintenant, l’ensemble des banques centrales de la planète font machine arrière à l’unisson, et c’est certainement le plus important signal de vente de toute l’histoire moderne.

Même la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen s’est dite préoccupé puisqu’elle souhaite éviter les cycles économiques trop marqués (« boom and bust ») du passé, mais tout en insistant cependant sur le fait que la Fed allait de toute façon poursuivre sa politique de relèvement graduel des taux d’intérêt

La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen a réaffirmé devant le Congrès mercredi que la Fed allait poursuivre sa politique de relèvement graduel des taux d’intérêt alors que la croissance économique a accéléré.

«Écoutez… la Fed n’essaye pas de brider la croissance», a-t-elle continué en s’animant tout en plaidant pour un relèvement progressif des taux. Elle a averti que «si on laisse l’économie surchauffer, on pourrait entrer dans une situation où il nous faudrait rapidement relever les taux et plonger l’économie dans une récession.»

«On ne veut pas créer les conditions d’un cycle d’expansion et de récession», a-t-elle ajouté.

Bien que Mme Yellen ne se soit pas spécifiquement engagée pour une hausse des taux en décembre, elle n’a pas changé d’avis sur le fait de voir la banque centrale continuer à normaliser sa politique après des années d’une politique monétaire qui n’a jamais été autant ultra-accommodante de toute l’histoire.

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Je n’ai jamais pensé que cette bulle boursière allait devenir aussi GIGANTESQUE. Une sévère correction aurait déjà dû avoir lieu, mais en ce moment on a l’impression que cette farce ne s’arrêtera jamais.

Mais cette bulle va finir par éclater, et lorsque cela se produira, la crise que connaîtra Wall Street fera passer celle de 2007/2008 pour un pique nique.

Source: theeconomiccollapseblog 

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