Crème solaire : plus dangereuse que le soleil

Méfiez-vous des crèmes solaires (pas du soleil)


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Voici la dernière invention « brillante » des fabricants de crème solaire, la création d’un drone-mouette qui va survoler les plages cet été et projeter de la crème sur les enfants [1] :

 

Mouette-drone Nivea asperge de crème solaire
Vous remarquerez que le largage se fait par l’arrière… Distingué, mais sans plus !

 

Du côté des fabricants, il s’agit bien sûr de rappeler aux parents de bien tartiner les enfants de crème solaire, message qu’on nous matraque chaque année alors que l’été arrive. L’argument : « ça protège des cancers de la peau. »

Vraiment ? Là, ça se complique…

D’abord, il faut rappeler qu’il existe trois types de cancers de la peau :

  • Le carcinome basocellulaire : le plus fréquent et le moins dangereux des cancers de la peau. Il ne produit pas de métastases, il suffit donc de l’extraire. Les peaux claires sont principalement touchées par ce cancer.
  • Le carcinome spinocellulaire : il se développe sur l’épiderme et peut former des métastases. Il est donc plus dangereux que le carcinome basocellulaire mais aussi quatre fois moins fréquent. Les personnes les plus à risque sont les hommes âgés à la peau claire et les utilisateurs de cabines UV.
  • Le mélanome : il représente 10 % de la totalité des cancers de la peau, c’est également le plus dangereux. Il se développe sur les cellules qui produisent la mélanine et crée des métastases très rapidement.

Prenez nos grands-parents. Ils vivaient bien souvent dehors, sous le soleil. Mais développaient-ils plus de mélanomes que nous ?

Non, et c’est même l’inverse : l’incidence du mélanome a augmenté depuis 1970. C’est-à-dire… depuis l’invention de la crème solaire !!!

Une analyse de 10 études a démontré que l’utilisation de crèmes solaires favorisait l’apparition de mélanomes [2] !

Vue sous cet angle, la petite mouette qui crache sa crème par l’arrière fait moins rigoler.

Voilà la vérité que vous ne voyez jamais dans les magazines remplis de publicité pour les crèmes : les crèmes solaires ont plus de morts sur la conscience qu’elles n’en ont évités.

Mais comment expliquer ce phénomène ?

Les crèmes solaires bloquent la synthèse de la mélanine et la vitamine D qui protègent toutes deux des trois cancers de la peau.

Vous connaissez tous les bienfaits de la vitamine D :

  • Elle est antidépressive
  • Elle réduit les infections et les allergies
  • Associée à la vitamine K, elle rend les os solides
  • Elle est bonne pour le cerveau, en particulier contre Alzheimer
  • Elle protège des maladies cardiovasculaires
  • Elle permet de lutter contre le surpoids
  • C’est un inhibiteur de tumeurs cancéreuses.
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Or, en-dehors des compléments alimentaires (qui deviennent indispensables en hiver), il n’y a qu’une seule façon de produire naturellement de la vitamine D : l’exposition au soleil.

C’est à partir des fameux rayons UV, et plus exactement des rayons UV-B, que notre peau synthétise la vitamine D.

Or, les crèmes solaires bloquent ces rayons UVB !!!! Elles ne laissent passer que les rayons UV-A (ceux qui font bronzer).

Autrement dit : avec une crème solaire vous développez votre bronzage… mais aussi un déficit en vitamine D au seul moment de l’année où votre peau peut en produire !!!

Depuis 2008, les preuves s’accumulent pour montrer que l’exposition au soleil est associée à de moindres risques de mourir des cancers :

  • Du sein
  • Du poumon
  • De la prostate
  • Des ovaires
  • Du pancréas
  • Ainsi que des lymphomes.

Mais ce n’est pas le seul dangereux méfait de la crème solaire. De nouvelles recherches montrent que les rayons UV-A que laissent passer les crèmes solaires augmentent les risques de mélanome.

La raison ? Elles éteignent notre système d’alarme corporel. Normalement, notre peau a un moyen très simple pour nous dire que nous ne devons plus rester exposé au soleil : ce sont les rougeurs qui, si l’on ne fait rien, se transforment en coups de soleil.

Or, en empêchant la survenue de ces rougeurs et des coups de soleil, les crèmes solaires privent la peau de leur signal d’alarme inné : notre peau devient silencieusement un terreau à mélanome.

Bien sûr, se laisser rougir comme un homard sur la plage n’est pas non plus recommandé. Alors comment trouver la juste mesure entre une exposition au soleil bonne pour la santé et une exposition excessive et dangereuse ?

En attendant, dans le match mouette Nivéa – enfants des plages qui va se jouer cet été, je fais parfaitement confiance aux enfants.

Il faudrait être bien naïf pour croire que nos jeunes amis ne vont pas répliquer aux largages intempestifs de l’oiseau des fabricants de crème. Si vous voulez mon avis, algues, sable, coquillages et autres serviettes de bain vont voler serré en direction de l’escadrille Nivea…

 

Aveu TRÈS embarrassant sur le cholestérol

 

Vous connaissez l’expression « jeter un pavé dans la mare ».

Le chercheur britannique Rory Collins, lui, c’est carrément un rocher qu’il a jeté dans la mare. Méga-plouf et éclaboussures pour tout le monde, du côté des officiels de la santé publique.

Y compris lui-même.

D’abord, il faut dire que ce Rory Collins n’est pas n’importe qui : professeur de médecine à l’Université de Oxford, anobli par la Reine Elizabeth, Sir Collins est à la tête de deux consortiums de recherche privés (financés en partie par l’industrie pharmaceutique) qui ont produit une grande partie des études concernant les médicaments anticholestérol, les statines, depuis 20 ans.

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Pendant 20 ans donc, il n’a trouvé que de du bien à en dire.

Seulement en 2015, ce « pape des statines » a tout simplement reconnu que ni lui ni ses équipes de recherche n’avaient jamais étudié sérieusement les effets secondaires des statines [3] !!!

Oui, vous avez bien lu, et tenez vous bien parce que l’explication est carabinée…

Pourquoi n’a-t-il donc pas fait le b-a-ba, c’est-à-dire la preuve que ces médicaments étaient sans risque ? Parce que, a-t-il avoué, sa conviction que les statines sauvaient des vies était telle qu’il voulait éviter d’inquiéter les patients en dévoilant leurs effets toxiques.

Je ne vais pas vous redire ce que je vous ai déjà écrit dans la lettre « Cholestérol : lettre pour ceux qui n’y comprennent rien » (vous pouvez la retrouver en cliquant ici), mais cela montre à quel point il est impossible de faire une confiance aveugle aux études financées par l’industrie pharmaceutique, ni aux experts ayant des liens d’intérêt avec elle.

 

Festival de Cannes : risque sur la santé mentale

 

Savez-vous que les jurés du Festival de Cannes prennent, sans le savoir, un risque important pour leur santé ?

Les pauvres se retrouvent dans des salles obscures pendant de longues journées, à regarder des films danois racontant l’histoire d’une scie qui grince ou des productions françaises sur la fragilité angoissante d’on ne sait pas trop quoi vu que ce n’est pas dit dans le scénario.

Bon, je caricature. Mais le cinéma du Festival de Cannes, c’est quand même un peu ch… ennuyeux.

Généralement le public ne s’y trompe pas, et ne va JAMAIS voir les films sélectionnés. Mais les jurés, eux, n’ont pas le choix. Ils doivent s’y coller.

Le problème est que certaines études avaient déjà suggéré que l’ennui était lié à une faible stimulation de dopamine au niveau du cerveau. Pour compenser cet effet pervers, le corps réclamerait alors en masse des aliments gras et sucrés.

Une nouvelle étude, pilotée par le Dr Sandi Mann de L’université du Lancashire central et présentée à la conférence annuelle de la British Psychological Society, vient d’étayer cette théorie, preuve à l’appui.

Dans une première expérience, il a été demandé à 52 personnes de remplir un questionnaire sur leurs préférences alimentaires avant et après avoir effectué une tâche particulièrement redondante.

Dans une deuxième expérience, 45 participants, avec des aliments sains et malsains à disposition, ont été invités à regarder un programme vidéo soit drôle, soit ennuyeux.

Dans les deux cas, la recherche a prouvé que l’ennui nous incitait à mal manger.

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Les participants de la première expérience ont ainsi exprimé une préférence plus forte pour les fast-food, les chips et les bonbons après avoir exécuté une tâche rébarbative ; dans le deuxième panel, les personnes ayant regardé la vidéo ennuyeuse ont confirmé cette tendance en mangeant majoritairement des aliments mauvais pour la santé.

Et d’ici à ce que le caviar soit industriel, vous voyez le risque de surpoids qui guette nos pauvres jurés cannois.

 

Faire une tisane… comme on peint un tableau

 

Depuis des générations, les herboristes élaborent la « tisane carminative » (qui permet l’expulsion des gaz et limite leur émission) à partir d’un mélange de sept graines à base d’anis vert, d’aneth, de carvi, de cumin, de coriandre, d’angélique et bien sûr de fenouil.

Et en y regardant de plus près, il faut voir la splendide ingéniosité, la subtilité si bien maîtrisée que recèle ce mélange.

Les semences sont toutes issues de la même famille des Apiacées (anciennement appelées Ombellifères) et elles possèdent toutes des propriétés digestives et carminatives.

Pour croître, ces plantes ont besoin de chaleur et d’un rayonnement solaire important, ce qui leur permet d’élaborer des huiles essentielles. Cette chaleur est retransmise à notre ventre, d’où l’effet de détente.

Mais le fenouil joue un rôle à part.

 

Une douce chaleur gagne vos intestins

 

Comme ses « collègues » du mélange carminatif, le fenouil aime la chaleur et les terrains secs, mais l’humidité et le froid ne lui font pas peur. Une contradiction ? Pas si l’on croit que cela lui vaut ses vertus équilibrantes.

Il est réchauffant comme les autres graines mais jamais en excès.

Par exemple l’anis, pourtant un proche cousin du fenouil, ne peut agir de manière si douce : l’anéthole qu’il contient peut être toxique pour le système nerveux s’il est pris à haute dose. Il est d’ailleurs contre-indiqué chez la femme enceinte et le jeune enfant.

En revanche le fenouil contient très peu de cette substance et peut être donné à un nouveau-né ou à une femme enceinte ou allaitante, chez qui il stimule d’ailleurs la lactation.

Pour préparer une tisane carminative, mélangez les sept graines à parts égales (30 g chacune).

Le fenouil peut être pris seul également.

Dans tous les cas, on procédera en infusant une cuillerée à soupe de graines, seules ou mélangées, par bol d’eau froide. On fera chauffer jusqu’au frémissement, puis on coupera le feu et on infusera durant 10 à 15 minutes.

C’est ce qui s’appelle l’art de faire une tisane. Auquel s’ajoute évidemment le plaisir de la boire.

Santé !

Gabriel Combris

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